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Laboratoire d'Océanographie Microbienne
UMR 7621

Lucas TISSERAND

TISSERAND Lucas

Doctorant Sorbonne Université

Laboratoire d'Océanographie Microbienne (LOMIC) - UMR 7621 CNRS-SU

1 Avenue Pierre Fabre - 66650 Banyuls sur mer, France

Tél: 33 (0)4 68 88 73 34

E-mail: lucas.tisserand @ obs-banyuls.fr

 

J’ai été diplômé en 2016 d’une Licence en Sciences de la Vie Mention Biologie Intégrative – Evolution réalisée à Tours. Passionné par la plongée sous-marine et les écosystèmes marins, j’ai poursuivi mes études au sein du Master Sciences de l’Univers, Environnement Ecologie Spécialité Océanographie et Environnements Marins à Sorbonne Université, que j’ai validé en 2018. Au cours de ce Master, j’ai réalisé deux stages au sein du LOMIC sous a responsabilité de Fabien Joux et de Laëtitia Dadaglio. Ils m’ont permis de travailler sur le projet international Green Edge (« Phytoplankton spring bloom in the Arctic Ocean : past, present and future response to climate variations, and impact on carbon fluxes and the marine food web » - http://www.greenedgeproject.info/) qui vise à mieux comprendre la phénologie du bloom phytoplanctonique printanier ainsi qu’au devenir de la matière organique produite par le phytoplancton. Durant ces stages, j’ai eu pour objectif d’étudier la relation entre la diversité microbienne et le bloom phytoplanctonique printanier dans l’Océan Arctique à travers l’analyse de la dynamique temporelle des communautés microbiennes au niveau d’un camp de glace, situé près de Qikiqtarjuaq (Nunavut) et la réalisation d’expériences de biodégradation de matière organique, produite par des microalgues arctiques, par des bactéries isolées à partir d’échantillons d’eau du camp de glace.

Je suis maintenant en thèse au LOMIC depuis Octobre 2018, sous la responsabilité de Fabien Joux. Dans la continuité du travail réalisé durant mes stages de Master, je travaille aujourd’hui sur l’étude la dégradation de la matière organique d’origine terrigène (MOt) par les microorganismes dans les milieux aquatiques marins et d’eau douce. En effet, la MOt a augmenté dans les écosystèmes aquatiques au cours des dernières décennies. Cela peut être dû à l’intensification de l’utilisation des sols par les activités humaines (agriculture, élevage), au changement climatique, à l’hydrologie ou encore à des changements de solubilité de la MOt. De plus, il est attendu que cette augmentation de MOt, à travers l’augmentation des substances humiques, va entraîner une diminution de la pénétration de la lumière dans les milieux aquatiques. Ce processus, appelé « brunification », peut affecter la biomasse et la productivité du phytoplancton et ainsi avoir des conséquences sur les communautés microbiennes. J’étudie donc la relation entre les communautés microbiennes et l’apport de matière organique terrigène, en lien avec le changement climatique. L’un de mes objectifs est également d’étudier la possible présence dans ces milieux aquatiques du phénomène appelé « priming effect », qui consiste en une dégradation de matière organique récalcitrante améliorée en présence de matière organique labile, produite notamment par des organismes tels que le phytoplancton. Pour cela des expériences en mésocosmes et microcosmes seront réalisées durant ma thèse afin de simuler différents environnements aquatiques (eau douce, lagunaire, marin) et d’étudier les effets du changement climatique sur la dégradation de cette matière organique terrigène et les conséquences sur les communautés microbiennes.  

20/11/18

Traductions :

    Le LOMIC en chiffres

    8 Chercheurs CNRS
    4 Enseignant-chercheurs

    2 Chercheurs accueillis

    9 Tech/Ingénieurs

    2 AI CDD
    5 Post doctorants
    9 Etudiants en thèse